Contexte et objectifs

Les efforts déployés par les gouvernements pour lutter contre l'extrémisme violent sont souvent perçus comme consistant en des mesures dites « de fermeté », axées sur la surveillance policière, la neutralisation et la sanction de ceux qui constituent une menace en prônant ou en recourant à la violence. Cependant, à mesure que la recherche sur l'extrémisme violent a progressé, les gouvernements ont reconnu qu'un recours exclusif aux mesures de la ligne dure est insuffisant, et parfois contre-productif. De ce fait, les gouvernements ont commencé à mettre en œuvre d'autres types d'initiatives pour faire face à la menace de l'extrémisme violent.

Dans le cadre de ces initiatives alternatives, les gouvernements ont eu recours à un large éventail de campagnes de communication visant à contrer l'attrait des idéologies extrémistes violentes. Bien que ces efforts partent d'une bonne intention, il existe peu de données empiriques concernant leur efficacité individuelle ou collective. De plus, aucune tentative n'a été faite pour évaluer l'efficacité des différents mécanismes par lesquels ces efforts de communication opèrent, c'est-à-dire les « ingrédients ou éléments » actifs qui augmentent (ou diminuent) l'efficacité des campagnes ou des interventions.

Cette revue systématique vise donc à synthétiser les études existantes sur l’efficacité des campagnes de communication menées par les gouvernements pour contrer les idéologies extrémistes susceptibles de mener à la violence.

Les conclusions tirées des analyses présentées dans ce rapport contribueront à informer et à soutenir les décideur·se·s politiques qui souhaitent développer des campagnes de contre-discours s'adressant aux idéologies extrémistes violentes.

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