Le RPC-PREV termine son parcours de renforcement des capacités à travers les Maritimes
D’Halifax à l’Île-du-Prince-Édouard, en passant par Fredericton et, plus récemment, St. John’s, le RPC-PREV vient de compléter un important parcours à travers les Maritimes afin de soutenir l’intégration de nouvelles personnes œuvrant dans le domaine de la prévention de l’extrémisme violent (PEV).
Avec le soutien et l’engagement du Centre canadien d’engagement communautaire et de prévention de la violence, des praticien·nes de la communauté de pratique vPiP ont mis en commun leurs connaissances, leurs expériences et leurs perspectives afin de coconcevoir et d’animer un atelier de renforcement des capacités de trois jours, ancré dans les réalités de la pratique.
Ce parcours a débuté à Halifax en mars 2026, en partenariat avec la Municipalité régionale d’Halifax dans le cadre du projet Upstream, avant de se poursuivre à l’Île-du-Prince-Édouard, à Fredericton et, enfin, à St. John’s, à Terre-Neuve-et-Labrador. Chaque atelier a été l’occasion non seulement de présenter et d’approfondir la compréhension du paysage de la PEV, mais aussi d’apprendre des praticien·nes et des communautés ce que signifie la prévention dans leurs contextes particuliers.
L’atelier de St. John’s a réuni plus de 40 participant·es provenant de différents secteurs et champs de pratique. Tout au long des trois journées, les échanges sont régulièrement revenus sur les réalités vécues par les jeunes qui doivent composer avec des systèmes, des ressources et des services trop souvent inaccessibles ou insuffisamment adaptés à leurs besoins. Plutôt que d’aborder l’extrémisme violent de manière isolée, l’atelier a situé la violence dans son écosystème plus large et invité les participant·es à réfléchir aux conditions systémiques, relationnelles et structurelles susceptibles d’influencer la vulnérabilité, le sentiment d’appartenance, les griefs et les trajectoires pouvant mener à la violence.
Ancrée dans les principes de dignité, de positionnalité et de relationalité, cette approche a encouragé les participant·es à aller au-delà de l’identification des risques et des comportements individuels afin de considérer les environnements dans lesquels la violence émerge, ainsi que les responsabilités qui incombent aux différents systèmes et aux communautés. Une attention particulière a été accordée à l’importance de reconnaître et de prendre en compte la violence systémique dans le cadre d’une prévention véritablement porteuse.
Les participant·es ont souligné la valeur du développement des capacités pour renforcer leur préparation à prévenir la violence extrémiste, ainsi que leur aptitude à reconnaître les situations préoccupantes et à y répondre de manière appropriée et en temps opportun. Leur engagement tout au long de l’atelier a également témoigné d’une forte volonté de contribuer aux efforts de prévention et d’intervention au sein de leurs propres organisations et communautés.
L’une des retombées les plus significatives de ce parcours aura peut-être été de rendre plus accessible un sujet qui peut souvent sembler intimidant, hautement spécialisé, voire tabou, sans pour autant en réduire la complexité. En créant un espace propice aux questions, à l’incertitude, au dialogue et à l’apprentissage collectif, les ateliers ont abordé la PEV non pas comme un domaine réservé aux spécialistes, mais comme un espace auquel les praticien·nes de différents secteurs peuvent contribuer par leurs connaissances, leurs relations et leurs responsabilités.
La conclusion de ce parcours est également l’occasion de souligner la contribution des nombreuses personnes qui l’ont rendu possible. Le RPC-PREV tient à remercier le Centre canadien d’engagement communautaire et de prévention de la violence pour son engagement et son soutien constants tout au long du processus, ainsi que l’ensemble des partenaires, des praticien·nes et des personnes ayant facilité les ateliers organisés à travers les Maritimes.
Nous remercions tout particulièrement la « Dream Team » de Terre-Neuve-et-Labrador, qui a animé le dernier atelier : Ghayda Hassan et Zeina Ismail-Allouche, du RPC-PREV; Gabriella Zarama, du projet RESET de la John Howard Society; Zohra Tasci, d’ETA; et Elliott Simpson, de Moonshot. Leur dévouement, leur générosité et leur volonté de faire dialoguer différentes formes d’expertise ont incarné l’esprit de collaboration au cœur de cette initiative.
Nos remerciements vont également à toutes les personnes qui ont animé, accueilli ou pris part aux ateliers précédents à Halifax (56 participant·es), à l’Île-du-Prince-Édouard (34 participant·es) et à Fredericton (43 participant·es). Chaque rencontre a contribué à façonner la suivante, permettant au processus de développement des capacités lui-même d’évoluer grâce à l’écoute, à la réflexion et aux apprentissages tirés de la pratique.
Si l’atelier de St. John’s marque la fin de ce parcours particulier à travers les Maritimes, il ne constitue pas pour autant une fin sans lendemain. Les relations tissées, les questions soulevées et les connaissances partagées lors de ces rencontres accompagnent maintenant les participant·es dans leurs organisations, leurs communautés et leur pratique quotidienne — et continuent de se développer au sein de la communauté de pratique et du carrefour vPiP, en pleine croissance.