Contexte et Objectifs
Au cours de la dernière décennie, les préoccupations concernant les attaques, les crimes haineux et les incidents haineux attribués à des organisations extrémistes et à des "acteurs solitaires" ont substantiellement augmenté. Ces inquiétudes ont incité les gouvernements à investir des sommes massives d'argent dans la prévention et la lutte contre l'extrémisme violent.
Bien que la rapidité avec laquelle ces programmes ont été développés et mis en œuvre soit louable, le délai limité a également laissé très peu d'opportunités d'évaluer empiriquement leurs retombées positives et négatives. Ainsi, de grandes sommes sont actuellement investies dans des programmes dont l'efficacité et les effets secondaires potentiels sont inconnus.
Afin d'informer les praticiens et les décideurs politiques sur les pratiques de prévention à privilégier et celles à éviter, RPC-PREV a mené une revue systématique sur l'efficacité des programmes de prévention de la violence extrême (PVE) primaires et secondaires.
Nous avons cherché à répondre aux questions suivantes :
Les programmes de PEV primaires et secondaires sont-ils vraiment capables de prévenir l'extrémisme violent?
Existe-t-il des modalités de programme associées à une plus grande chance de succès ou d'échec?
Quelles sont les recommandations basées sur des données probantes que l’on peut effectuer à l’intention des professionnel·le·s impliqué·e·s dans des initiatives de PEV?